Leçon n°100: Le poulsard
On retrouve le poulsard essentiellement dans le Jura mais aussi un petit peu dans l’Ain (Bugey) et dans le Valais Suisse. La première mention de cette variété (alors dénommée Polozard) remonte à 1386. Il existe sous différents synonymes (Ploussard, par exemple) et dans trois variantes colorées : noire, grise et blanche. La variété noire est la plus courante, couvrant autour de 300 hectares. Elle est surtout utilisée pour produire des vins rouges et rosés dans les appellations jurassiennes Arbois, Etoile et Côtes-de-Jura.
Curieusement, elle paraît relativement mal adaptée à son climat d’adoption, car ce cépage craint les gelées de printemps (son débourrement est précoce), coule par temps froid et pluvieux, et est sensible à la plupart des maladies courantes : oïdium, mildiou et pourriture grise. Sa couleur est si pâle que l’on peut facilement prendre les rouges pour des rosés. Le vin le plus intéressant à base de poulsard que j’ai eu l’occasion de goûter est un demi-sec pétillant rosé du Bugey appelé Cerdan. Sinon, dans le Jura, il est souvent assemblé avec d’autres variétés, comme le Troussard et le Pinot Noir. Pour être très franc, je n’ai pas encore dégusté un poulsard rouge qui m’ait réellement emballé. C’est souvent un peu dur et acide, mais je ne demande qu’à être convaincu qu’il a d’autres arguments à faire valoir !








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