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Dégustations

Une appellation à l'honneur : Muscadet

Le Muscadet est un vin blanc sec produit principalement dans la Loire-Atlantique au Sud de Nantes et débordant partiellement sur le Maine-et-Loire et la Vendée. Il appartient au vignoble de la vallée de la Loire et couvre une superficie de 13 000 hectares. Le vin est issu d'un cépage unique, le melon de Bourgogne (venu de Bourgogne probablement au XVII ème siècle).   

Le vignoble du Muscadet est divisé en plusieurs appellations : le Muscadet-Sèvre-et-Maine, le Muscadet-Côtes-de-Grandlieu, le Muscadet-Coteaux-de-la-Loire et le Muscadet sans dénomination particulière.  Et, depuis très peu de temps, certaines zones ou communes (des crus) sont reconnues officiellement : c’est le cas de Gorges, Clisson et Pallet mais d’autres secteurs devraient leur emboîter le pas (Goulaine, Saint-Fiacre et Château-Thébaud). L'idée est de faire de ces vins haut-de-gamme, qui sont soumis à des conditions de production plus exigeantes, des locomotives pour tout le vignoble dont l’image a souffert depuis quelques décennies.
Le Muscadet est un vin sec aux arômes discrets, floraux et fruités qui peut être élevé sur lie d'où il tirera une très légère effervescence dite « perlante ». Si beaucoup sont à boire jeunes, certaines cuvées sont de vrais vins de garde, longuement élevés par les producteurs dans des cuves souterraines. En tout cas il est assez difficile de trouver en France de meilleurs rapports qualité/prix en matière de vin blanc. Certains muscadets vendus dans le commerce autour de 7 ou 8 euros valent bien des bourgognes du double de leur prix.

Retrouvez ci-dessous les explications de David Cobbold en vidéo

(source : BFM Business - Paris Art de Vivre - Alain Marty - Lezarts production)

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Un domaine à l'honneur : Domaine Chevrot, en Bourgogne

Fondé dans les années 1930 par Paul et Henriette Chevrot, il est dirigé par leurs petits-fils, Pablo et Vincent, deux jeunes vignerons dynamiques, accueillants et doués, qui ont fait leurs classes dans des domaines prestigieux de France et du monde. Ils possèdent 13 hectares de vignes travaillées selon les préceptes de l’agriculture biologique. Le chai est simple et fonctionnel, et la cave à barriques est dans la pure tradition bourguignonne, voûtée et en pierre. Les vins du domaine sont à l’image de cette Bourgogne si attachante.

Les deux frères sont animés par un constant souci d’expérimentation et affinent en permanence les nuances de leurs deux cépages dominants : pinot noir pour les rouges et chardonnay pour les blancs, auxquels il faut ajouter quelques ares de cépage aligoté dont le fief, la commune de Bouzeron, est tout proche, ainsi qu’un peu de gamay. Comme souvent en Bourgogne, leur vignoble est constitué d’une série de parcelles situées sur plusieurs appellations et les frères produisent une quinzaine de vins différents dont une jolie déclinaison de Maranges et de Santenay en blanc comme en rouge. On privilégie ici l’expression du fruit à travers des vins fins, précis et gourmands, issus de rendements maîtrisés et d’un élevage sur mesure. Dotés d’une pureté exemplaire de saveurs et d’une structure en dentelle, ils font partie des meilleurs représentants des beaux terroirs encore méconnus de Maranges et de Santenay.

Retrouvez ce domaine dans le Coffret Cadeau Ecce Vino !

Merci à vous deux de me conforter.... C'est mon fournisseur attitré de Maranges depuis une dizaine d'années!

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Un domaine à l’honneur : Domaine Clément Klur, à Katzenthal (Alsace)

Détruit en 1945, Katzenthal n’a pas le charme médiéval d’autres villages vignerons alsaciens, celui des ruelles tortueuses, des cours et arrières-cours et des maisons à colombage, mais on y goûte une agréable quiétude. « C’est un village tranquille, à l’écart des axes de passage, et on ne vient pas ici sans raison » précise Francine Klur. Le domaine qu’elle gère avec son mari en est une très bonne : l’endroit est charmant, l’accueil décontracté et les vins exemplaires. Les Klur font partie de ces vieilles dynasties de vignerons, très fréquentes en Alsace : 1620 pour les premiers Klur travaillant la vigne. Le grand-père de Clément Klur mettait déjà ses vins en bouteille puis la famille a rejoint la coopérative après les destructions de 1945. Clément a repris son indépendance en 1979 d’abord avec son cousin, puis seul à partir de 1999.

Le couple possède aujourd’hui 7 hectares de vignes, toutes situées sur la commune dont 1 hectare dans le grand cru Wineck-Schlossberg. Comme de plus en plus de producteurs alsaciens, les Klur se sont engagés dans la voie du bio. « On a découvert l’écologie dans les années 1990 par le biais des matériaux de construction que l’on souhaitait utiliser pour notre maison, puis par l’alimentation. Depuis, c’est devenu un vrai choix de vie et le prolongement de notre engagement dans la vigne était logique ». Ceux qui ont la fibre verte trouveront ici une sorte de paradis. Les vins sont « bio » bien sûr, ou plutôt issus de l’agriculture biologique (et biodynamique) mais tout le reste est pensé dans l’esprit vert : salle de dégustation, chai, ateliers autour du goût et des spécialités locales, circuits de randonnées, jusqu’aux appartements proposés à la location.

Côté vin, pas de fausse note dans cette collection qui explore avec bonheur la belle diversité des cépages alsaciens : riesling, gewurztraminer, pinot gris, muscat, pinot blanc, sylvaner, pinot noir… Dans une salle de dégustation étonnante, mêlant les matériaux, la tradition et la fantaisie, Francine Klur vous parlera des vins avec simplicité et gourmandise. Vous pourrez y croiser Clément Klur qui œuvre dans le chai attenant : une cave ronde construite en 1998 conçue dans un esprit pratique mais qui est aussi un lieu d’échange et d’accueil. La gamme « Katz » désigne les vins issus des plus jeunes vignes du domaine (20 à 30ans), un vrai bonheur, à commencer par les assemblages : le « gentil » (pinot blanc, pinot gris et gewurztraminer), un vin parfumé et plein d’éclat, juste arrondi par une pointe de douceur, et le « voyou » (riesling, sylvaner et muscat), plus ferme et tranchant. Dans la vigne, Clément Klur soigne à l’évidence la maturité de ses raisins, mais tous les vins montrent un équilibre à peu près idéal entre sucre résiduel et acidité et laissent en bouche une sensation de fraîcheur et de légèreté. On le sent dans le Gewurztraminer Katz, aux parfums d’eau de rose, très tonique et aérien ou dans le Pinot Gris Katz, étonnant de finesse. Ne boudez pas le crémant (pinot blanc et pinot auxerrois), très pur, à la texture ample, avec ce qu’il faut de fermeté en finale (préférez la version « soufrée »). Au dessus, la gamme « Klur » regroupe les vins issus des vieilles vignes du domaine, plus puissants et structurés, avec des rieslings austères mais complexes et aptes à défier le temps.  

Les Klur ont réaménagé une maison attenante, divisée en appartements, pouvant accueillir chacun 2 à 4 personnes, et proposent toute une palette d’ateliers et d’animations autour des vins et des vignobles de Katzenthal. Ils louent aussi à Riquewihr, spectaculaire village figé dans le temps, une belle bâtisse traditionnelle, « la maison bleue », dédale d’escaliers, de recoins, de terrasses et de pièces où le bois règne en maître, décoré avec le bon goût et l’originalité des Klur. Depuis l’une ou l’autre de ces bases, vous aurez tout le loisir de partir à la découverte des charmes de cette région qui n’en manque pas : la Route des Vins, 170 kilomètres de routes serpentant dans le vignoble à travers les collines du piémont des Vosges et reliant les plus beaux villages d’Alsace, Colmar et son musée d'Unterlinden, le Château du Haut Koenigsbourg…Une belle adresse.

Domaine Klur

www.klur.net

105 rue des Trois Epis F - 68230 Katzenthal

tél 03 89 80 94 29 - fax 03 89 27 30 17

info@klur.net

 

Crédit photo : Klur

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18 crémants dignes des fêtes de fin d'année

Le crémant comme simple ersatz économique au mauvais champagne a vécu car celui qui était présenté comme le « champagne du pauvre », à noyer sous une bonne dose de crème de cassis, ne cesse de progresser au point de devenir une alternative parfois bluffante à la bulle champenoise, à prix bien plus doux

Qu’est-ce qu’un crémant ?

Derrière ce mot se cache une belle variété de vins effervescents produits aux quatre coins de la France. Leur point commun ? Une vinification identique à celle en vigueur en Champagne, c’est à dire avec une seconde fermentation en bouteille, ce qui leur a longtemps valu le nom de « Méthode Champenoise ». Privé du droit d’utiliser la formule, ils sont devenus Crémant en 1975, choix un peu curieux quand on sait que cet autre terme champenois désignait jadis des vins « ratés », c’est à dire à faible pression. Le terme est aujourd’hui protégé et son usage est réservé à sept régions de production (Alsace, Bordeaux, Bourgogne, Die, Jura, Limoux, Loire) en attendant de possibles extension à la Savoie et à la Lorraine. Outre la seconde fermentation en bouteille, d’autres exigences pèsent sur leurs méthodes de production, fixées par chaque région (cépages, vendanges, pressurage, durée de vieillissement sur lattes). Ce qui a changé ? Une meilleure qualité de raisins, des vendanges sur mesure, un vieillissement plus soigné, une vraie considération pour la bulle de la part des producteurs et une exigence nouvelle du consommateur.  C’est donc moins de vins médiocres mal maquillés par le dosage et de plus en plus de bouteilles agréables avec des hauts de gamme qui peuvent chahuter les bons champagnes dans les dégustations à l’aveugle.

Diversité des styles

Une récente dégustation d’une cinquantaine de cuvées présélectionnées nous a donné l’occasion de valider ce constat. Verdict, un nombre élevé de bons crémants, et la constatation qu’il existe une réelle et réjouissante diversité de styles. Environ 8000 hectares de vignes sont consacrés à la production des crémants, des bords de Loire aux hauts plateaux de Limoux, en passant par le piémont des Vosges, la vallée de la Drôme ou la Gironde : on comprendra facilement que l’on ne récolte pas le même raisin dans le Jura que dans le Languedoc, a fortiori quand les cépages ne sont pas les mêmes. Une même technique de production mais des caractères bien affirmés, reflets des climats et des cépages propres à chaque région : en coups de cœur, le Jura, avec des vins singuliers et toniques, et les Limoux, étonnants d’équilibre, sans oublier les belles bouteilles de Loire, Bourgogne et Alsace. Nous y avons ajouté quelques coups de cœur glanés au gré de nos récentes dégustations.

Notre sélection

Crémant d’Alsace, Domaine Laurent Vogt, rosé (pinot noir)

Une robe vive aux reflets bleutés. Nez frais pour ce vin tendrement fruité en bouche. Très plaisant.

7 euros - www.domaine-vogt.com

Crémant d’Alsace, Domaine Dreyer Robert & Fils, Brut (pinot blanc)

Fruit généreux et matière tendre avec ce qu’il faut de fraîcheur en finale. Net et sans bavure.

6,80 euros - vignoble.dreyer@wanadoo.fr

Crémant d’Alsace, A. L Baur, Pluriel Brut (Pinot Gris, Riesling, Auxerrois)

Nez tonique, marqué par le riesling. L’attaque est ample et la finale bien vivace. Beau contraste et du caractère.

7,10 euros - albauralsace@orange.fr

Crémant d’Alsace, Domaine Pfister, Brut, Crémant d’Alsace rosé

Du petit fruit rouge et de l’agrume, bouche vineuse et élégante avec un dosage léger qui donne une agréable fermeté.

10,30 euros - www.domaine-pfister.com

Crémant de Bourgogne, Les Vignerons de Mancey, rosé (Pinot Noir, Gamay, Chardonnay)

Bien fruité autour de tanins très fins, juste perceptibles. Un vrai rosé de Bourgogne avec du caractère.

8,50 euros - www.cave-mancey.fr

Crémant de Bourgogne, Domaine Chevrot, Rosé de Vigne, rosé (pinot noir)

Relativement riche et vineux, dans un style plein clairement fait pour la table. Un vin qui montre bien son origine bourguignonne.

7,40 euros - www.chevrot.fr

Crémant de Bourgogne, Cave Bailly Lapierre, Vive la Joie 2006 (pinot noir, chardonnay)

Cette cuvée produite par une excellente coopérative de l’Yonne a figuré en bonne place dans une dégustation à l’aveugle de bons champagnes valant le double de son prix. Nez complet, à la fois épicé et fruité. Sa belle matière est encore un peu jeune mais complexe et la finale ferme et enlevée. Remarquable niveau qui montre le potentiel des crémants de la région.

Prix : 14,90 euros - www.bailly-lapierre.fr

Crémant de Bourgogne, Domaine Clotilde Davenne, Extra-Brut (chardonnay, pinot noir)

Tonique au nez, texture crémeuse et grande fraîcheur pour ce vin qui dégage une singulière sensation de pureté et de naturel mais il faut aimer le style austère des extra-bruts. Avec des fruits de mer.

Prix : 8,50 euros - www.clotildedavenne.fr

Crémant de Jura, Domaine Rolet Père et Fils, Blanc Brut 2007 (chardonnay, Savagnin, Poulsard)

Texture fine et crémeuse, saveurs pleines, délicieuses et fraîches. Apéritif parfait. Coup de cœur.

Prix : 10 euros - www.rolet-arbois.com

Crémant du Jura, Caveau des Byards, Cuvée Prestige Brut, 2008 (chardonnay)

Forte personnalité pour ce crémant aux saveurs profondes et à la structure nerveuse et puissante.

Prix : 11 euros - www.caveau-des-byards.fr

Crémant du Jura, Domaine Quillot, Blanc de blancs (chardonnay)

Nez plutôt délicat, bouche ferme, acéré, style tonique et rafraîchissant.

Prix : 6 euros - pespitalie@lgcf.fr

Crémant du Jura, Fruitière Vinicole d’Arbois, Rosé Brut (Chardonnay, Pinot, Poulsard)

On ne reste pas indifférent à cette cuvée aux saveurs puissantes et originales, entre le sous-bois et des touches presque oxydatives. Singulier.  

Prix : 6,80 euros - www.chateau-bethanie.fr

Crémant de Limoux, Aimery Sieur d’Arques, Elégance Brut (Chardonnay, Chenin, Mauzac)

Nez fin, floral. Bouche fraîche et tendre aux saveurs d’agrume et de fleur blanche. Vin élégant, léger, idéal pour l’apéritif.

Prix : 7,20 euros - www.sieurdarques.com

Crémant de Limoux, Château Rives Blanques, Vintage Brut, 2008, rosé (Chardonnay, Chenin blanc, Mauzac, Pinot Noir)

Jolie robe qui assume sa couleur. Nez gorgé de fruit rouge frais et bouche voluptueuse, pleine de saveurs et de caractère.

Prix : 8,80 euros - www.rives-blanques.com

Crémant de Limoux, Domaine Delmas, Cuvée Passion Brut 2008 (Chardonnay, Chenin, Mauzac, Pinot Noir)

Nez riche, fruit sec, fruit jaune et brioche. Belle présence en bouche pour ce crémant puissant et vineux plutôt taillé pour la table.

Prix : 8,60 euros - www.blanquette-delmas-bio.com

Crémant de Limoux, Domaine J. Laurens, Les Graimenous, 2009 (Chardonnay, Chenin, Pinot noir, Mauzac)

Notes douces de levure, de vanille, de miel. La bouche est tendre et caressante, c’est agréable et bien fait.

Prix : 8,50 euros - www.jlaurens.com

Crémant de Loire, Langlois Château brut

Ciselé et fin au nez, très élégant par la finesse des saveurs et sa texture délicate, il vaut bien des champagnes.

Prix : 11,80 euros - www.langlois-chateau.fr

Crémant de Loire, Langlois Château rosé

Coup double pour ce très bon producteur : rosé aux saveurs déliées et délicates, belle fraîcheur avec une pointe perceptible d’amertume. 

Prix : 13,32 euros - Lavinia

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Le Champagne rosé

Assemblage ou saignée

Les instances européennes, s’appuyant sur les riches archives de la maison Veuve Clicquot, qui emploie du vin rouge de Bouzy dans ses assemblages de Champagne rosé depuis au moins 1775, ont autorisé les champenois à pérenniser une technique strictement interdite ailleurs en Europe. La vaste majorité des producteurs de Champagne rosé incorporent donc du vin rouge, nécessairement de la région champenoise, dans un assemblage de vins blancs. Beaucoup plus rares, quelques-uns optent pour la méthode dite « de saignée » qui consiste en une courte macération de peaux dans du jus de raisins noirs (pinot noir ou pinot meunier) avant soutirage et fermentation de celui-ci. Le choix entre ces deux techniques s’effectuera en fonction du style de vin que l’on souhaite obtenir. Pour les adeptes de la saignée, la variation de la couleur peut être considérable d’un millésime à un autre, et cette technique impose l’emploi des seuls cépages rouges : pinot noir et/ou pinot meunier. Les « assembleurs » doivent veiller à vinifier un vrai vin rouge, ayant de la couleur mais pas trop de tanins, apte à communiquer teinte et saveurs au vin fini sans le durcir.

Ces difficultés multiples expliquent probablement pourquoi relativement peu de vignerons indépendants élaborent des rosés. Le rosé de saignée tend généralement vers une robe aux reflets bleutés, tandis que le rosé d’assemblage se déclinera dans des tons plus cuivrés. Au nez comme au palais, un rosé de saignée s’exprimera dans le registre des fruits rouges. Il ne sera que rarement millésimé, car cette technique donne un vin dont la couleur est moins stable, ce qui nécessite sa vente avant les trois années de vieillissement obligatoire pour tout champagne millésimé. Le même raisonnement prévaut pour ses saveurs de fruits rouges : mieux vaut les apprécier pendant les premières années, d’autant plus que l’acidité qui les porte est légèrement plus faible que celle d’un Champagne blanc. Un rosé d’assemblage, qui est de loin la technique la plus courante en Champagne, autorise plus de souplesse d’emploi, et il est souvent millésimé.

Le Champagne rosé à table

On peut boire du Champagne rosé à tout moment d’un repas, avant, pendant et même, si le vin est un peu dosé, après. C’est justement cette polyvalence qui est intéressante, car la présence de très légers tannins, plus ou moins affirmés selon le style de la marque en question, le rend capable de toutes les audaces en matière d’accords avec des mets.

Parlons de la couleur. A titre personnel, je ne vois aucun intérêt à la masquer, comme le font quelques maisons dont les rosés ressemblent à s’y méprendre à des blancs ! Afficher la couleur d’un rosé c’est faire valoir la singularité de ce type de vin, qui n’est ni un blanc, ni un rouge. Un Champagne rosé au ton relativement pâle désigne souvent une certaine délicatesse de saveurs, et donc une place de prédilection à l’apéritif ou au début d’un repas. Un rosé plus foncé, qui indique généralement une plus forte proportion de pinot noir vinifié en rouge dans l’assemblage, aura le « coffre » nécessaire pour accompagner des plats relevés, y compris des viandes. Essayer ce style de Champagne rosé sur un fromage au goût fort, comme une brie au poivre par exemple, est une révélation.

Sur un dessert aux fruits rouges, le Champagne rosé fournit au moins une association de couleurs, ce qui peut expliquer pourquoi certains le proposent. Mais, du moins avec un Champagne dosé en brut, il faut éviter de rajouter le moindre gramme de sucre à ce dessert, sous peine d’obtenir un goût métallique désagréable dans le vin. Le travail de Duval-Leroy est exemplaire dans le sens d’un accord possible entre un Champagne rosé et certains desserts, car ils produisent un vin dosé en sec, c'est-à-dire ayant près de deux fois plus de sucre qu’un brut.

Quelques cuvées recommandées :

Rosés de saignée :

Rosés d’assemblage :

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