Eloyelo, les ventes entre amis ou la revanche du Tupperware

Eloyelo, les ventes entre amis ou la revanche du Tupperware

Passées de mode, les ventes Tupperware ? Ça n’est en tout cas pas l’avis de Patrice Laureau, créateur du site eloyelo qui revisite le concept et le décline à un ensemble de produits dont le vin. Pourquoi pas ? Le vin a, entre autres, ce grand mérite d’être une boisson éminemment conviviale, qui rapproche les gens et délie les langues. Et à l’heure de la communication désincarnée et de la vente par clavier, l’idée de remettre un peu de chair dans le virtuel peut s’avérer payante. C’est l’intuition de Patrice Laureau, lui-même amateur et dont la famille a été active dans le vignoble bordelais. Ouvert en juillet 2012, le site annonce déjà 1 000 membres.

Le principe est le suivant : le client s’inscrit sur le site et se déclare « acheteur » ou « vendeur » (ou les deux). Après validation de votre candidature « vendeur » par Eloyelo et la marque visée, vous pourrez organiser autour de vous votre propre vente, en réunissant des proches, des voisins ou des acheteurs situés à proximité (un outil vous permet de faire connaître votre vente). Vous vous procurerez  une caisse de dégustation à prix grossiste puis vous vous improviserez vendeurs et experts en vins le temps de la vente. Un intérêt pour le vin est évidemment un plus, tout comme l’envie de le partager. Le vendeur y trouvera l’occasion de passer un moment agréable, d’affûter son charisme commercial, plus prosaïquement d’arrondir ses fins de mois.

Selon Eloyelo, les vins sont proposés à des prix inférieurs (10%) à ceux affichés à la propriété ou par le caviste . Le vendeur se rémunère selon un système de commission sur les ventes.

A ce jour Patrice Laureau a noué des partenariats avec une dizaine de producteurs, plutôt bien sélectionnés : Château Brillette et Château Clinet (Bordeaux), Maisons Laurent-Perrier et Gosset (Champagne), Josmeyer (Alsace). Plus étonnant, on y retrouve aussi un très bon domaine de Moselle (Heyman Lowenstein), un vigneron suisse (Louis Bovard à Vaud) et un producteur grec (Ktima Alpha), les deux derniers de bonne réputation. Un éclectisme singulier, qui demandera au vendeur de bien intégrer les subtilités de la classification allemande, les spécificités des cépages grecs, et la byzantine logique des appellations suisses !

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