NOUVEAU FLASH SUR LE LANGUEDOC

NOUVEAU FLASH SUR LE LANGUEDOC

Pour sa 7ème édition, « Terroirs et Millésimes en Languedoc » avait pour cadre le Château de Flaugergues, un monument historique rattaché à un domaine viticole aujourd’hui englobé dans l’agglomération montpelliéraine. Réservée à la presse, la manifestation s’est déroulée du 19 au 24 avril, et rassemblé près de 800 vins majoritairement dans les millésimes 2012 et 2013 en rouge.

Tout comme l’an dernier, les appellations les plus en vue étaient très faiblement ou partiellement représentées. En effet, Pic Saint-Loup et Pézenas n’ont aligné respectivement que 17 et 14 vins, tandis que bien des domaines notoires ont fait défaut à la délégation des Terrasses du Larzac, malgré 39 vins en présentation. Touchant hélas des vignobles aussi affirmés, cet absentéisme a été préjudiciable à la valeur de ce rassemblement. Fort heureusement, d’autres appellations ne l’ont pas boudé à ce point et ont justifié sa raison d’être.

 

 

Des vins de plus en plus digestes mais…

Aujourd’hui, le Languedoc n’est plus sur le cap de la reconnaissance et de ses immanquables excès. La région connaît ainsi une période de raison en matière de conception et de style des vins. Revenus des années où la concentration était la seule règle, ses vignerons sont désormais sur une voie médiane et se focalisent sur les facteurs d’équilibre et de fraîcheur, sur ce que certains qualifient de « tension ». En cela, ils répondent avec logique et pertinence à une évolution de la demande globale pour des vins plus digestes. Cependant, à l’aune de ce large échantillonnage, j’ai constaté que cette orientation aboutissait parfois à des textures par trop légères et fluides, dépourvues de la suavité que leur aurait conféré un supplément de substance ou de maturité. Il apparaît ainsi que des domaines ont fait de ces vins graciles leur crédo, mettant de la sorte un grain de sel dans la question de l’identité, à l’évidence celle du terroir et, par extension, celle de toute une région. Essaimant un peu partout en Languedoc, ce phénomène s’apparenterait à une nouvelle école adepte d’une voie inédite et paradoxale pour conjurer le naturel des vins du sud. A suivre…

 

Mention bien pour les Grès de Montpellier

Décrétée en 2003 dans un climat de reconstruction, cette appellation « pragmatique » regroupe en effet les vignobles autour de Montpellier, intégrant des terroirs historiques ayant leur propre dénomination, comme La Méjanelle, Saint-Christol, Saint-Drézéry et Saint-Georges d’Orques. A défaut d’unité physique, les secteurs composant les Grès de Montpellier partagent peu ou prou un même climat. Conçus au départ comme un label pour des vins d’ambition intermédiaire, les Grès font aujourd’hui mieux que satisfaire ce positionnement, avec toutefois des prix à l’avenant. C’est du moins ce que j’ai ressenti en dégustant la série des 26 rouges en présentation, un ensemble comportant peu de fausses notes, avec des vins bien sur le fruit, aux textures agréables et souvent fraîches, et des tanins généralement soyeux.

Comme mes coups de cœur dans les Grès se rapportent à des vins excellents dans l’absolu, j’ai décidé de faire une exception en mentionnant à leur côté des cuvées un peu moins achevées mais que j’approuve volontiers.

 

Corbières, Minervois et Saint-Chinian, une qualité mieux affirmée

A l’instar de l’événement de l’an dernier, les dégustations dans ces trois appellations ont été rythmées par de bonnes impressions et surtout celles laissées par des vins à prix moyen, disons entre 9 et 15 €. On sait que les bonnes affaires ne manquent pas dans ces crus mais là je trouve qu’ils parviennent à se distinguer par des vins plus complets avec comme heureuse incidence celle de tirer leur perception globale vers le haut. Cette remarque vaut en partie pour les « super » crus qui leurs sont affiliés, Corbières Boutenac, Minervois La Livinière et Saint-Chinian Roquebrun, présents avec quelques ambassadeurs de choix.

 

Mes coups de cœur        

J’ai opéré cette sélection à partir de dégustations faites strictement à l’aveugle de 525 vins. J’ai donc dû faire des impasses dans un échantillonnage raisonnablement impossible à évaluer dans son intégralité puisque composé, à quelques unités près, de 764 références.

Sauf précision, les vins mentionnés sont tous des rouges.

 

Languedoc-La Clape

Château Pech Redon, L’Epervier 2012, 15 €

Château de Marmorières, Marquis de Raymond 2013, 16 €

 

Languedoc-Grès de Montpellier

Château de L’Engarran, Grenat Majeur 2012, 15 €

Domaine de Roquemale, Mâle 2012, 20 €

Mas de Martin, Ecce Vino 2013, 35 €

 

J’ai aussi aimé :

Les Vignerons du Pic, Château d’Assas 2013 (7,50 €) – Mas du Novi, Le Chemin de Novi 2013 (9,50 €) – Domaine Puech, Cuvée Noémie 2009 (11,50 €) – Domaine de Roquemale, Les Grès 2013 (10 €), Lema 2012 (13 €) et Male 2012 (20 €) – Clos de l’Amandaie, Amandaie 2013 (10 €) et Huit Clos 2012 (16 €) – Domaine du Poujol, Podio Alto 2012 (14 €) – Château de L’Engarran, Les Gravières 2010 (13-15 €) – Mas de Lunès 2011 (15 €) – Mas  de Martin, Ultréia 2013 (21 €)

 

Languedoc-Montpeyroux

La Jasse Castel, Bleu Velours 2013, 24 €

 

Languedoc-Pézenas

Domaine Pech Rome, Clemens 2011, 12 €

Domaine Le Conte des Floris, Villafranchien 2012, 16 €

 

Languedoc-Pic Saint-Loup

Château de la Salade Saint-Henri, Cuvée Mille Huit Cent Trois 2013, 12 €

S. Delafont 2012, 16,70 €

Château Lascaux, Les Secrets, Madeleine 2012, 45 €

 

Languedoc-Saint-Georges d’Orques rosé

Château de l’Engarran 2014, 9 €

 

Languedoc-Saint-Saturnin rosé

Les Vignerons de Saint-Saturnin, Lucian 2014, 6 €

 

Terrasses du Larzac

Domaines Auriol, Domaine du Chant de l’Ame 2013, 10,70 €

Mas des Chimères, Nuit Grave 2013, 11 €

Domaine d’Anglas, Le Chemin des Moutons 2010, 16,90 €

 

Cabardès

Château de Pennautier, Terroirs d’Altitude 2012, 10,50 €

Domaine de Cabrol, La Dérive 2010, 18 €

 

Corbières rosé  

Les Terroirs du Vertige, Rosée d’Octobre 2014, 4,90 €

Les Vignerons de Camplong, Peyres Nobles 2014, 4,90 €

Celliers d’Orfée, Orfée 2014, 5,95 €

Château Beauregard Mirouze, Tradition 2014, 7 €

Clos Canos 2014, 7 €

Château Hortala 2014, 7,70 €

 

Corbières

Les Vignerons de Camplong, Fontbories 2013, 7,50 €

Domaine des 2 Anes, Fontanilles 2013 (8,90 €) et L’Enclos 2013 (13 €)

Château Cambriel, Tête de Cuvée 2013, 10,50 €

Château Pech Latt, Vieilles Vignes 2013, 10,50 €

Château Les Auzines, Hautes Terres 2011, 12 €

Château Montfin, Cuvée Mathilde 2012, 12,50 €

Les Domaines Auriol, Les Traverses 2012, 13,50 €

Château de Lastours, Grande Réserve 2012, 19 €

Domaine Pierre Bories, L’Ile aux Cabanes 2012, 25 €

 

Corbières Boutenac

Château Les Ollieux Romanis, Rouge Prestige 2012 (13 €), Atal Sia 2011 (19 €) et Cu
vée Or 2012 (21,50 €)

Château Les Palais, Randolin 2011, 13,50 €

Château Fabre Gasparets, La Serre 2009, 22 €

 

Fitou

Domaine de la Grange, Via Domitius 2012, 8 €

Clos Padulis, Padulis 2013, 9,50 €

Domaine de Carpy, Vue Imprenable 2013, 12 €

Domaine de la Rochelière, Noblesse du Temps 2013, 20 €

 

Limoux blanc

Domaine Cathare, Melhorier 2013, 18 €

 

Minervois blanc

Andrieu Frères, Les Nonnes, Cuvée Inès 2014, 8,50 €

 

Minervois

Les Domaines Robert Vic, Preignes Le Vieux, La Balade 2013, 7,10 €

Domaine La Tour Boisée, Marielle et Frédérique 2013, 9,20 €

Château Coupe-Roses, Granaxa 2012, 11,70 €

S. Delafont 2013, 13,50 €

 

Minervois La Livinière

Domaine de la Borie Blanche, Terroirs d’Altitude 2013, 11,50 €

Domaine de Tholomies 2013, 16 €

Domaine L’Ostal Cazes, Grand Vin 2012, 20 €

 

Saint-Chinian rosé

Château Bousquette, Rosalie 2014, 6 €

 

Saint-Chinian

Château Prieuré des Mourgues 2011, 6,90 €

Domaine La Maurine, Secret de Paul 2011, 11 €

Château Viranel , V de Viranel 2012, 13,30 €

Domaine Les Eminades, Sortilège 2012, 15 €

Domaine La Madura, Grand Vin 2011, 17,90 €

Borie La Vitarèle, Les Crès 2013, 19,20 €

Clos Bagatelle, La Terre de Mon Père 2013, 22 €

 

Saint-Chinian Roquebrun

Cave de Roquebrun, Les Fiefs d’Aupenac 2013, 12,90 €

 

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