Jump to Navigation

L'étiquette (2/2)

Après une brève histoire de l'étiquette la semaine dernière, faisons le point aujourd'hui sur les mentions obligatoires et facultatives qui y figurent.

L'étiquette (2/2)

Mentions obligatoires 

Toute étiquette doit faire figurer un certain nombre de mentions obligatoires : le volume, le degré d’alcool, la catégorie du vin (AOP/IGP/VdF), l’embouteilleur, la présence de sulfite et l’avertissement destiné aux femmes enceintes.

La notion de volume est relativement simple à comprendre. Cette mention est commune à tout produit alimentaire. Les formats des bouteilles obéissent, avec quelques exceptions, à des normes européennes. Le degré d’alcool est mentionné en pourcentage du volume. Il faut savoir qu’il y a une « tolérance » de l’ordre de 0,5%, ce qui fait qu’un vin affichant 14% peut atteindre 14,5%.

En tant qu’allergène, l’avertissement de la présence des sulfites est obligatoire depuis 2000. Il faut rappeler que tous les vins en contiennent un peu, car le soufre est naturellement présent dans le raisin ou est produit, en petite quantité, pendant la fermentation, et cela vaut même pour des vins dits « sans soufre ». Il est possible que la liste des ces produits « éventuellement allergènes » s’allonge, car la caséine, l’ovalbumine et le lysozyme, utilisés pour la clarification des vins et la stabilisation anti-microbienne, devront aussi être mentionnés à partir de 2012. Encore un peu d’efforts et une étiquette de vin se résumera à une litanie de composés chimiques aussi mystérieuse que décourageante.

Le nombre de ces mentions étant en hausse permanente, beaucoup de producteurs collent maintenant deux étiquettes sur leur bouteilles, une regroupant toutes les mentions légales, plus éventuellement quelques lignes de description du vin en question, et puis une autre étiquette, sorte de « carte de visite » qui comporte la marque, la cuvée, et éventuellement le millésime et l’appellation.

Mentions facultatives

Aussi surprenant que cela puisse paraître, toutes les autres mentions sont facultatives, même si certaines (mais pas toutes) sont réglementées : marque ou domaine, millésime, cépage, lieu de mise en bouteille, labels, nom de cuvée, type d’élevage (élevé en fût), classement…

Pour vous donner une idée de la complexité des règles qui régissent ces mentions, la règle générale concernant la mention d’un cépage sur une étiquette impose que seulement 85% du volume du vin dans la bouteille soit issu de la variété mentionnée, mais bon nombre d’appellations imposent 100%. Il en va de même du millésime.

D’autres mentions ne sont pas réglementées : le terme « vieilles vignes » par exemple ne dispose d’aucune définition précise. On peut donc nommer « vieilles vignes » un vin issu de vignes âgées de moins de 10 ans. Evidemment, la plupart des vignerons honnêtes considèrent qu’une vigne n’est « vieille » qu’à partir de 30 ou 40 ans.

Donnez votre avis

Le contenu de ce champ sera maintenu privé et ne sera pas affiché publiquement.
Veuillez saisir la phrase que l'on voit ci-dessous.