Le coût de production d’un vin (2/2)
Le coût de production d’un vin (2/2)

Le coût de production d’un vin (2/2)

1 Star2 Stars3 Stars4 Stars5 Stars (2 votes, average: 1,00 out of 5)
Loading...

Dans le prix d’une bouteille de vin payée par le consommateur, outre les coûts de production, il y a bien entendu beaucoup d’autres éléments à prendre en considération.

Le prix payé par le propriétaire pour le foncier joue un rôle non négligeable, ce qui explique, pour partie, les écarts de prix entre, disons, un Bordeaux et un Saint-Emilion, qui sont autrement du même type et peuvent, si les vignes du premier cité sont plantées d’une manière très serrée, avoir des coûts de production similaires.

Mais il faut vendre son vin, et cela entraîne des coûts commerciaux et de mise sur le marché que l’on peut globaliser dans la rubrique marketing. Faire connaître son vin implique, souvent, de voyager, ne serait-ce que pour être présent dans les salons ou pour rencontrer ses importateurs. Et tout cela a un coût. Si vous vendez votre récolte vous-même en direct, vous aurez des coûts de fichier, de mailing, de site web, de téléphone et de transport dont il faut tenir compte, et, éventuellement, de publicité.

Le poste transport peut être significatif, surtout pour des expéditions de petits volumes. Faire livrer 6 bouteilles en France peut coûter jusqu’à 5 euros la bouteille, et ce prix doit donc être répercuté au consommateur. Faire connaître son vin à la presse implique aussi un budget : échantillons, frais d’expédition, organisation de manifestations…

Ramenée à la bouteille, l’incidence de l’ensemble de ces coûts peut varier fortement, en fonction de la taille de la production et des opérations menées. Cela peut ne représenter qu’un ou deux euros par bouteille, mais aussi beaucoup plus dans une phase de lancement. Il est donc évident que des vins vendus au-dessus d’une dizaine d’euros peuvent se payer un budget marketing plus confortable, même si le volume entre aussi en ligne de compte.

Si un producteur vend une partie ou la totalité de sa production par l’intermédiaire de revendeurs, le prix final au consommateur intègre aussi leur marge. Il faut compter autour de 40% pour un caviste, une fois tous les coûts, de transport notamment, absorbés. Un restaurateur pratique généralement des marges bien supérieures, car il a davantage de personnel et assure aussi le service du vin. Ces marges sont malheureusement très souvent excessives, multipliant parfois le prix de la bouteille par 5 ou 6, ce qui est anormal. Une marge « raisonnable » pour un restaurateur devrait plutôt se calculer en marge fixe, et non en coefficient multiplicateur, car le travail est le même pour choisir, stocker et servir une bouteille à 10 euros ou une bouteille à 100 euros.

Aucun Commentaire

Publier une Réponse

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.