Le cinsault (93)
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Cette variété rouge est très courante, et depuis assez longtemps, dans le Languedoc, comme dans la vallée du Rhône, la Provence et la Corse.

La plupart du temps le cinsault est utilisé en assemblage avec toute une gamme de variétés comme le carignan, le grenache, la syrah et le mourvèdre, pour nommer ses associés les plus courants. Comme le grenache et le carignan, le cinsault est susceptible de produire de très gros rendements et de devenir très ordinaire si on ne le limite pas. Aussi comme le grenache, le style du vin issu du cinsault est souvent assez tendre et souple. C’est en partie pour cela qu’il sert souvent à produire des vins rosés. Il peut aussi être assez aromatique, et devient donc très utile pour certains vins, rouges ou rosés, destinés à une consommation rapide.

Comme pour le carignan, on a beaucoup planté de cinsault en Languedoc dans les années 1970 comme cépage améliorateur, pour remplacer l’Alicante Bouschet et l’Aramon, qui étaient largement responsables de la production du « gros rouge qui tache » du Midi. Aujourd’hui, avec la recherche de qualité, ainsi que la volonté d’élaborer des vins issus de cépages qui sont connus sur les marchés à l’export, le cinsault recule à son tour au profit des syrah, merlot, cabernet, etc. Aujourd’hui les plantations de cinsault en France ont chuté sous les 40 000 hectares, à comparer au 80 000 hectares plantés à la fin des années 1970.

On le trouve aussi ailleurs, essentiellement autour de la Méditerranée, dans les pays du Maghreb. L’Algérie en possédait 60 000 hectares avant l’indépendance et le cinsault reste le plus planté des cépages au Maroc. On en trouve aussi au Liban où il entre notamment dans l’assemblage du parfois très grand Château Musar.

Plus loin, on le trouve en Afrique du Sud, venu du Sud de la France au cours du XIX ème siècle. On l’a d’abord appelé, d’une manière erronée, « Hermitage », ce qui laisse entendre qu’il serait venu de la partie nord du Rhône (où se trouve Hermitage) alors qu’il n’y a pas de trace de cinsault dans ce secteur. C’est donc par une erreur d’indentification que la variété métisse sud-africaine, appelée Pinotage (et arrivée en 1925 dans ce pays), prend la deuxième partie de son nom du mot Hermitage, le première partie venant, correctement, du Pinot Noir. Car il s’agit en réalité d’un croisement entre Pinot Noir et Cinsault.

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