Leçon n°25: Types et styles de vins
Leçon n°25: Types et styles de vins

Leçon n°25: Types et styles de vins

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A ce stade des leçons, j’ai pensé qu’il serait bon de définir deux mots qui résument, entre eux, l’ensemble des différentes catégories de vins. Je vais vous parler de « types » de vin, mais aussi de« styles » de vin.

Le type d’un vin signifie sa grande famille d’appartenance, qui dépasse généralement les notions plus détaillées de cépage ou de lieu d’origine spécifique, sans parler des nuances apportées par les différents propriétaires. Un type de vin peut être déterminé par différents paramètres : la couleur, le niveau de sucre, d’acidité, de tannins, d’alcool, ou bien la présence ou l’absence de gaz (CO2).

Par exemple, vins blancs, rosés et rouges constituent trois types de vins différents. Mais vins rouges légers et acides, vins rouges tanniques, et vins rouges chaleureux et ronds forment aussi trois « types » différents à l’intérieur de la grande catégorie des vins rouges. Mais si nous voulons aller plus loin dans les différences précises et fines entre plusieurs vins d’un même type, il faudrait plutôt utiliser le mot style.

Une autre division possible est la présence ou non de sucre résiduel dans le vin. On va parler alors de vins secs ou doux. Avec un peu plus de subtilités, on peut graduer, du plus sec au plus sucré : sec / demi-sec / doux ou moelleux / liquoreux.

Mais certains de ces vins sucrés appartiennent à une autre catégorie typologique, car ils sont élaborés à partir d’un technique spécifique et leur degré d’alcool est plus élevé : il s’agit des vins mutés ou fortifiés. Des exemples sont les portos, ou, en France, les Rivesaltes, Maury ou Banyuls, par exemple. En France la région du Roussillon en est le grand spécialiste même si on produit des vins mutés dans le Languedoc et dans la Vallée du Rhône. Pour rendre les choses plus confuses, on continue à appeler ce type de vin « vin doux naturel », pour des raisons historiques anciennes certes, mais d’une manière totalement inappropriée, car il n’y a pas grand-chose de « naturel » dans le fait d’adjoindre de l’alcool à un moût ou à des raisins en fermentation, ce qui est la technique utilisée.

Enfin il y a le fait pour un vin d’être « tranquille » ou « tumultueux », c’est à dire, dans le deuxième cas, de contenir du gaz en suspension (CO2). Un Champagne fait donc partie du type « tumultueux ». On pourrait aussi pratiquer des divisions selon les grandes options de vinification : par exemple, les vins « boisés » et les vins « non-boisés ».

A part cela, toutes les nuances, plus ou moins grandes, entre plusieurs vins d’un même type, relèvent plutôt du mot « style », et un style est déterminé par trois éléments essentiellement : le climat du lieu de production, le (ou les) cépage(s) utilisé(s), et les choix humains concernant les méthodes de culture et de vinification. Il sera fortement question de tout cela dans nos prochaines leçons.

On pourrait résumer ce cours par une analogie : les types de vins sont l’équivalent des couleurs primaires pour un peintre ; les styles relèvent de mélanges entre ces couleurs primaires pour produire toute les nuances d’une palette. On comprendra aisément par cette analogie imparfaite qu’il y a bien plus de styles que de types.

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