Maury, Sec et doux à l’unisson d’un grand terroir

Maury, Sec et doux à l’unisson d’un grand terroir

Foyer d’une aire de production de Vins Doux Naturels (ou VDN), à l’instar de Banyuls ou de Rivesaltes, l’appellation d’origine Maury continue de s’appliquer brillamment dans cette spécialité presque exclusive au Roussillon. Elle diffère cependant de ses semblables en ce sens que les vins rouges qui y sont élaborés peuvent se revendiquer du même cru sous une dénomination quasiment similaire, celle de Maury Sec. L’épithète « Sec » a été utilisé afin d’éviter l’immanquable confusion avec le type VDN qui est un vin rouge ou un vin blanc muté de manière à lui préserver une teneur sucrée. Il en est ainsi depuis 2011, année qui a vu les premières étiquettes arborant ce label d’AOC Maury Sec. Les raisons à cette création viennent d’une mévente du VDN devenue cruciale à l’amorce de ce siècle. Dès lors, à l’instigation de la coopérative du village de Maury, principal acteur de l’appellation, il a été décidé d’associer sous la même bannière des rouges non mutés aux VDN.   

Ainsi, Maury qui fut synonyme d’un vin doux à part entière, riche des déclinaisons liées à son mode de vieillissement, désigne au même titre un rouge sec, dont on mesure aujourd’hui le beau chemin que des vignerons et des coopérateurs motivés lui ont fait parcourir en moins d’une décennie. En s’engageant dans cette voie que l’on espère heureuse pour l’ensemble des vins portant cette dénomination, ils ont mis à jour un potentiel mésestimé et qui méritait amplement une distinction en nom propre plutôt que de l’amalgamer avec la catégorie des Villages des Côtes du Roussillon, qui reste tout de même niveleuse dans les esprits.

Un terroir d’exception

Dominé par le massif tutélaire portant la citadelle cathare de Quéribus, le vignoble de Maury s’étend entre le sud des Corbières et le nord du piémont pyrénéen. Géologiquement, il occupe le synclinal des Fenouillèdes, autrement dit une vallée formée de manière homogène de marnes schisteuses noires, et qu’encadrent d’imposants reliefs calcaires. Le caractère friable et la relative verticalité des schistes donne des sols filtrants qui permettent la constitution d’une réserve hydrique suffisante pour la culture la vigne, même en cas de forte sécheresse. Ce contexte est d’autant plus bénéfique que la pauvreté organique des sols « encourage » l’enracinement profond de la plante, phénomène qui favorise incidemment le caractère minéral des vins. Cette relative carence a également pour effet de limiter les rendements, plutôt une qualité dans le contexte d’un cru.

L’environnement climatique n’est pas un moindre facteur dans l’exception du terroir de Maury, prodigue en ensoleillement et particulièrement venteux, deux composantes majeures pour une fructification saine et accomplie de la vigne. En cela, il faut souligner le rôle de la Tramontane dans son action positive et assimilable à une prévention sanitaire. Dans le bilan thermique, il faudrait également évoquer un phénomène nocturne de restitution de la chaleur en surface, celle emmagasinée par les schistes pendant les journées très chaudes encadrant la période de maturation des raisins. Cela a pour effet d’accroître leur richesse en sucres, un caractère essentiel dans la détermination du terroir pour les Vins Doux Naturels, et qui, pour ainsi dire, est inscrite dans ses gènes.

La magie du grenache sur schistes

Le décret qui a institué l’appellation Maury Sec a repris, à quelques détails près, les dispositions encadrant la production des VDN. Il en est ainsi pour l’encépagement qui, s’il reconduit très largement l’usage du grenache noir, s’ouvre davantage à d’autres variétés. Dans ces conditions, les vins tranquilles en Maury Sec seraient comme un calque de leurs homologues en VDN, aux sucres résiduels près.

Sur la foi d’une dégustation significative des Maury Secs, avec un éventail de millésimes allant du 2014 au 2017, j’ai constaté une nette identité d’ensemble dont la traduction la plus remarquable réside dans un équilibre et une fraîcheur d’expression plutôt inattendus, s’agissant de vins titrant généralement autour de 15 % vol. L’explication à ce constat se trouve dans les heureuses incidences de la matérialité du terroir et du microclimat qu’il engendre au bénéfice d’un mûrissement exceptionnel des raisins. Ces caractères font d’ailleurs partie des traits distinctifs des produits façonnés par les sols de schistes.

J’ai cependant relevé une spécificité qui me semble propre au terroir de Maury et que je définirais comme un schéma aromatique sous-jacent et commun à l’ensemble des rouges dégustés. Ce registre s’exprime à des degrés divers selon un descripteur que je qualifierais de réglissé-mentholé, donc synonyme de fraîcheur. Il se mêle, voire se superpose au rendu du fruit, et s’inscrit dans le sillage éthéré que procure l’essence généreuse des vins. Ce marqueur remarquable dévoile les composés aromatiques libérés par le grenache dans ce contexte pédologique.

Une terre de challenges

La vénérable coopérative Les Vignerons de Maury, fondée en 1910, a été exemplaire dans son attitude face au déclin du VDN en opérant une délicate mais nécessaire mutation pour sauvegarder un patrimoine de vignes, pour certaines presque aussi vieilles qu’elle et représentant plus de la moitié de la superficie de l’appellation. Initié en 2001, la reconversion d’une partie de sa production en vin non muté a abouti dix ans plus tard à l’adoption du décret instituant officiellement un Maury Sec en rouge. Touchées par un même phénomène de mévente du Maury traditionnel, les caves particulières suivront sa décision, chacune au gré de son potentiel et de sa volonté d’adhérer à une « nouvelle » appellation, le cahier des charges du Maury Sec ayant été assoupli sur le plan de l’encépagement. Cette marge de manœuvre devrait inciter davantage d’acteurs à jouer une carte qui les sortirait de l’anonymat de labels peu situés sur le plan du terroir, en l’occurrence celui de l’IGP Côtes Catalanes ou l’AOC Côtes du Roussillon ou son homologue en Villages. Cela dit, par sa notoriété et son enracinement, le VDN fait consensus chez tous les producteurs, essentiellement dans sa version Grenat, moins exigeant en matière d’élevage et plus au goût du jour. Et l’on découvre ainsi des vignerons venus d’ailleurs qui ont brillamment relevé le défi de faire un vin exigeant du doigté pour trouver un équilibre gourmand et sans relent sirupeux.  

Maury Sec, Maury Grenat, mon florilège

L’exposé de mes préférences a été établi sur la base d’une dégustation à l’aveugle portant sur un échantillonnage significatif en Maury Sec et Maury Grenat. Si les acteurs les plus importants de l’appellation étaient bien représentés, des domaines plus modestes en production, mais qui tiennent activement leur rôle, ont donné de bien beaux reliefs à ce tableau très positif.   

J’ai limité l’évaluation des Vins Doux Naturels à la catégorie du Maury Grenat, de loin la plus produite, car la plus appréciée pour la séduction immédiate de ses produits, élaborés pour préserver le caractère frais et, pour ainsi dire, le croquant du fruit. Leur nature sucrée les rend résolument délicieux au point de rappeler parfois de la liqueur à la cerise, comme la ginjinha portugaise. Cependant, leur équilibre est tel que leur constitution les rapproche des rouges secs ; des homologies aromatiques existant par ailleurs.   

A la différence du Maury traditionnel, le Grenat est obtenu par un élevage à l’abri de l’air, dit réducteur, afin « d’emprisonner » son potentiel fruité. Cela dit, Maury a longtemps été un Vin Doux Naturel obtenu uniquement à l’issue d’un élevage oxydatif. A cet effet, il procède d’un séjour sans compensation des pertes par évaporation dans des contenants en bois plutôt imposants (foudres), voire des bonbonnes en verre (dame-jeanne). Il acquiert de la sorte des propriétés organoleptiques uniques par leur complexité. Qualifié d’ambré lorsqu’il est issu de raisins blancs, ou autrement tuilé ou hors-d’âge, sa production est hélas celle qui a le plus pâti de la désaffection qui touche les vins doux en général. J’ai choisi de ne pas évaluer cette glorieuse catégorie, car son intérêt et sa spécificité font qu’elle mériterait un cadre descriptif et une dégustation dédiés.        

Par ordre alphabétique :

Mas Amiel

Propriété emblématique de l’appellation, elle a longtemps été sa référence et en reste un modèle parmi les VDN oxydatifs, où elle perpétue les élevages traditionnels en dames-jeannes pour engendrer des expressions inénarrables, tel un 1969, par chance encore disponible.   

Maury Sec 2017 – Vers le Nord : un surprenant registre mentholé-muscaté anime l’entière expression de sa dynamique. Cette influence joue en harmonie avec l’amplitude d’une matière tactile, à la texture juteuse et sapide jusqu’à pénétrer de ses sucs le cœur de tanins gracieux. 24 € 

Maury Blanc 2018 : sous la coupe d’une exubérance sensationnelle, ses senteurs présentent un rare éclat de fraîcheur, sur un ton floral et mentholé des plus séduisants, auquel se mêlent des notes de kumquat et de miel de fleur d’oranger. Le volume en bouche donne écho à cette sémillante approche et confine à la perfection en sublimant la perception de la matière et en exaltant le fruit. Pour autant, le terroir n’est pas perdu de vue, ainsi qu’un léger trait minéral le rappelle discrètement. 18 €

Mas de la Devèze

Venus de Provence en 2012, Nathalie et Simon Hugues ont parfaitement assimilé la nature d’un terroir situé sur la commune de Tautavel. Produisant de ce fait, et non sans brio, sur un éventail d’appellations, l’ouvrage accompli sur Maury bénéficie de ce large savoir-faire.  

Maury Sec 2017 : élégants et encore réservés, ses arômes prennent de la séduction d’un Maury Grenat sur une note de fin boisé et une senteur mêlée menthol-eucalyptol caractérisant d’ailleurs sa rétro-olfaction. Une magnifique rondeur façonne sa matière dans le sens de l’équilibre et d’une expressivité où le fruit exprime tout l’agrément de son jus. Une structure bien sentie couronne l’ensemble de son grand velouté. 16,50 €

Mas Karolina

Rompue aux vins de l’hémisphère austral, Caroline Bonville a trouvé dans les terres de Maury un horizon plus proche pour épanouir son métier. Pour l’instant, elle n’a cédé qu’aux sirènes de la gourmandise en élaborant un Grenat des plus fins qui soient.

Maury Grenat 2017 – Vieilles Vignes : pruneau et cerise à l’eau-de-vie, raisin sec, note fumée minérale. Cette palette qualifie la richesse colorée de ses senteurs. Une bouche élancée façonne tout son caractère, allégeant la sensation de matière et revitalisant le fruit. Ainsi pourvu, l’ensemble s’accommode du trait soyeux et légèrement astringent soulignant sa structure au bénéfice de son expressivité. 19 €

Mas de Lavail

Vigneron entreprenant et avisé, Nicolas Batlle conduit ce vaste domaine familial issu de la coopération, ce qui lui vaut une large reconnaissance. La partie élaborée en Maury témoigne en outre de son exigence, avec des vins du meilleur niveau. 

Maury Sec 2016 – Ego : sa jeunesse prometteuse se dévoile sous l’aspect d’une sève fraîche et épicée particulièrement engageante. Le volume ressenti en bouche et le toucher de matière témoignent d’un très bel équilibre, sensation magnifiant sa fraîcheur et succulence de goût. Avec des tanins bien enrobés en point d’orgue, cette cuvée respire une ambition bien menée, pour ne pas dire une classe certaine. 14 €

Maury Grenat 2017 – Expression : le nez offre toute une palette affriolante de senteurs d’épices douces, de fruits confits ou secs, sur un caractère fumé. On y apprécie une belle rondeur, signe d’équilibre, le charme et la singularité d’un fruit goûtant une douceur épicée, sensation qui cède à une touche d’astringence du meilleur effet. 13 €

Mas Mudigliza

Dimitri Glipa incarne ces vignerons qui se sont implantés dans la région avec une motivation affirmée pour défricher de nouveaux terrains. L’émulation aidant, il apporte au Grenat et au Blanc un raffinement propre à les rendre plus délectables et jouissants.

Maury Grenat 2017 : « solaire », le nez respire une senteur prenante évoquant la garrigue sèche, un soupçon de fruit sec et un boisé judicieux. Elégante, longiligne et structurée autour d’un joli grain, la bouche développe une texture agile et abondamment juteuse, au bénéfice de l’expression d’un fruit tout en nuances. 16 €

Maury Blanc 2018 : a contrario de son alter ego en rouge, il dispense une fraîcheur primesautière, florale et subtilement douce, avec en parallèle un nuage minéral et une touche mentholée. Agencées au profit de son expressivité, les composantes en bouche fondent un rare équilibre où la sensation sucrée est parfaitement encadrée par un courant aromatique tonique et « essuyée » par le jeu de la trame minérale. 13 €   

Mas Semper

Emancipé de la coopérative, ce domaine familial exploite des vignes sur plusieurs secteurs de Maury et en donne de beaux reflets dans des expressions exemplaires par leur typicité.

Maury Sec 2016 – Clos Florent : par leur similitude, ses arômes nous transportent dans l’univers gourmand d’un VDN, avec une évidence du fruit au parfum pruneau-cerise, mâtiné de notes fascinantes de garrigue fraîche. En bouche, une rondeur harmonieuse accueille une matière glissante, juteuse et gorgée de saveurs en écho à ses senteurs. Vin d’épicurien s’il en est, il gâte encore le palais d’une structure fine et veloutée. 11 €

Maury 2018 – Viatge : un nez opulent traduit sa jeunesse suivant un registre fruité identifiant parfaitement un Maury Grenat – pruneau, cerise en kirsch – avec un supplément réglissé-fumé comme indice de son terroir. L’ampleur et le coulant de sa matière signent également un bel archétype, riche d’un fruit dont la douceur gourmande fait saliver et va jusqu’à festonner ses extrémités tanniques. 13 €

Domaine des Soulanes

La dextérité de Daniel Laffite se distingue dans toutes les formes d’expressions, ainsi dans la chatoyante cuvée « Les Salines » ou la majestueuse « Sarrat Del Mas », des Côtes du Roussillon Villages dont on n’attend plus que leur signature en Maury Sec ! Ses Grenats font partie de cette panoplie d’excellence et témoignant de surcroît d’un potentiel de garde surprenant. Appréciés en marge de ma dégustation, le Grenat 2014 atteint ainsi à un équilibre idéal avec au surplus une acuité du fruit qui ne se dément pas. Son homologue issu de vieilles vignes est encore au stade des promesses, c’est dire…  

Maury Grenat 2017 : de prime abord, un climat de fraîcheur tromperait sur son genre en confondant avec le registre floral-réglissé d’un Maury Sec. En bouche, un rare équilibre agit en amenuisant l’effet de matière au profit d’une allure tactile et succulente, produisant un contexte où la douceur fait dans la nuance, aidée en cela par un grain de structure tendre et soyeux. Epuisé au domaine

Domaine La Toupie

Jérôme Collas fait partie de la nouvelle génération des défricheurs du grand potentiel du terroir de Maury. Créé en 2012, son domaine y possède une partie de ses vignes, d’où il tire des expressions parmi les plus accomplies de l’appellation.

Maury Sec 2016 – Sur le Fil Rouge : riche d’essences et de nuances, son nez embaume tour à tour des notes torréfiées, de fruits noirs, de réglisse et d’épices douces. Dans un équilibre volume-matière harmonieux, la bouche retient par une texture glissante et un goût profond étayé par la vigueur qu’inspire un registre réglissé-floral particulièrement savoureux. Par surcroît, le tout est paré de tanins au fini splendide. 14 €

Maury Grenat 2017 – Au Gré d’Eole : fleurant comme un Maury Sec, sans effet de douceur, il s’exprime sur un ton frais menthol-réglisse mâtiné d’épices douces. Frôlant la quadrature du cercle, son profil encadre une matière d’une insigne fluidité, d’où s’écoule un fruit au rendu raffiné, sapide à souhait et se prolongeant indéfiniment jusqu’à imprégner de son délice le grain tannique. 15,80 €

Les Vignerons de Maury

Par son importance territoriale, la coopérative orchestre l’appellation en ayant donné le ton aux orientations qui président désormais à sa destinée. Sa position éminente au sein du cru attend d’elle une exemplarité en matière de style et de qualité, ce qu’elle honore amplement par ses cuvées en Maury. Elle s’applique d’autre part à maintenir vivante la grande tradition des Maury oxydatifs, où le doyen des vins qu’elle propose est du millésime 1974, soit 46 ans d’âge !

Maury Sec 2017 – Nature de Schiste : son nez dispense un éventail de senteurs agréables alternant le croquant d’une cerise et des épices douces, le tout sur fond mentholé. Avec sa nature ample, franche, souple sans manquer de substance, la bouche est campée sur un goût puissant, épicé et baigné de gourmandise, qui cède en finale à une fraîcheur réglissée où des tanins soyeux viennent s’imprimer. 11 €

Maury Grenat 2016 – Vendange : ses arômes pointent l’évidence d’un registre résolument gourmand mêlant des sensations d’épices, de fruits rouges et de liqueur. L’ampleur en bouche séduit, tout comme le toucher d’une matière pleine, tandis que la joliesse du fruit dispense ses faveurs au palais, glissant dans tous les interstices de sa constitution. 9,60 € (50 cl)

Clos des Vins d’Amour

Ce domaine reflète une rare distinction dans sa philosophie, depuis l’architecture épurée et efficiente de sa cave, jusqu’à la créativité dont ses étiquettes font preuve. Les vins sont au diapason de cet environnement hédoniste et se distinguent par une expressivité harmonieuse qui concède volontiers à l’épicurisme.

Maury Sec 2016 – 1 + 1 = 3 : un nez très frais et velouté, agrémenté d’un joli fruit rappelant de la liqueur de cerise, dénote un naturel plaisant. Ample, sur un équilibre charnu et dotée de tanins fondants, la bouche s’affirme foncièrement savoureuse, sur une alliance fruitée dans le ton des arômes. 12,50 €

Maury Sec 2014 – Un Baiser : un parfum sylvestre et de garrigue complètent celui renvoyant l’écho du terroir. Le suprême équilibre ressenti en bouche le doit à la parfaite équation volume-matière. Dans ce contexte, on en apprécie que plus les reliefs de la texture, les saveurs pénétrantes animant sa nature juteuse, jusqu’à des tanins suaves reconduisant l’essence du fruit. 17 €

Maury Grenat 2015 – Alcôve : un nez sur la retenue lève cependant le voile sur les subtilités nées d’un aspect patiné, tandis que le fruit revêt les traits d’un vermouth en alternant avec des sensations épicées de cumin et de cannelle. L’amplitude en bouche fonde tout son caractère, profilant avantageusement sa substance et ajourant sa texture au profit d’un rendu juteux où la douceur s’exprime de manière feutrée. Une légère astringence couronne avantageusement les pourtours de cette expression épanouie. 17 € 

Je tiens à remercier le syndicat d’appellation Maury, et plus particulièrement Aurélie Pereira, d’avoir prêté son concours à l’organisation de ma dégustation. Je remercie également le Conseil Interprofessionnel des Vins du Roussillon pour son soutien à mon initiative.

L’auteur de l’article : diplômé en histoire de l’art, Mohamed Boudellal est journaliste et consultant en vins. Il a écrit pour la presse spécialisée, principalement pour la Revue du Vin de France et d’autres titres comme L’Amateur de Bordeaux, Gault & Millau et Terre de Vins. Il est co-auteur dans l’édition 2016 du « Grand Larousse du Vin ».

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